Woman in black walks across a globe, with a full Moon in a dark space background above.

Tu n’es pas née sur la mauvaise planète : ce que je n’ai plus envie de taire

Article inspiré de l’épisode 100 du podcast Elles & la Lune — un manifeste pour les femmes hypersensibles qui se sont senties seules trop longtemps.


« À mon avis, je suis née sur la mauvaise planète »

C’est la phrase que j’entends presque à chaque premier rendez-vous.

Les femmes que j’accompagne arrivent avec cette idée ancrée au corps : il y a quelque chose qui cloche en elles. Elles sont trop sensibles, trop fatiguées, trop « à côté ». Elles voient ce que les autres ne voient pas. Elles sentent ce que les autres ne sentent pas. Et quand elles essaient d’en parler, on leur répond qu’elles exagèrent, qu’elles se font des films, qu’elles sont compliquées.

Alors elles se taisent. Elles s’isolent. Elles cogitent.

Et un soir, à 3h du matin, le cerveau qui tourne en boucle pour la 47ᵉ fois sur la même phrase, elles finissent par se dire : « C’est peut-être ça, ma vie. Je vais vivre comme ça jusqu’à la fin de mes jours et personne ne me comprendra jamais. »

Cette phrase, je me la suis dite. Pendant des années. Avec mon chien, Apache, à mes pieds et l’envie de ne plus jamais rencontrer personne.

Aujourd’hui, dans ce centième épisode du podcast Elles & la Lune, je veux poser quelque chose qui s’est ouvert en moi un matin de nouvelle lune. Quelque chose que je n’ai plus envie de taire.

Tu n’as pas un problème de personnalité. Tu n’es pas trop, tu n’es pas folle, tu n’es pas née sur la mauvaise planète. On t’a juste isolée.


La mécanique qui t’a fait croire que tu étais seule

Quand une femme se sent seule à ce point, ce n’est presque jamais un hasard. Il y a une mécanique derrière. Et tant qu’on ne la voit pas, on continue à se battre contre soi-même comme si on était le problème.

Voici trois choses qui se ressemblent et qui partagent la même intention : faire taire les femmes, les diviser, les empêcher de se relever ensemble.

1. L’emprise individuelle dans une relation toxique

Quand un homme exerce de l’emprise sur une femme, la première chose qu’il fait, c’est de l’isoler. D’abord des amis. Ensuite de la famille. Parfois en même temps. Il la coupe de ses repères et lui fait croire qu’il est son seul refuge. Le seul à pouvoir l’aimer. Le seul qui acceptera ce qu’elle est, parce que de toute façon, les autres, eux…

Au bout de six mois, deux ans ou dix ans, cette femme ne sait plus à qui parler. Elle n’a plus confiance en elle. Elle est brisée. Et autour d’elle, plus personne ne la comprend, parce qu’il n’y a plus personne autour d’elle.

C’est la mécanique du pervers narcissique. C’est aussi celle d’environnements toxiques au travail, en famille, dans certains groupes spirituels. Le motif est le même : couper le lien.

2. La chasse aux sorcières

Pendant des siècles, on a brûlé les sorcières. Tu sais ce qu’elles étaient en vrai ? Des guérisseuses. Des sages-femmes. Des femmes qui savaient les plantes, les cycles, les rituels, la vie et la terre.

On ne les a pas brûlées par hasard.

On les a brûlées pour terroriser les autres. Pour que les femmes, en se voyant les unes les autres au bûcher, apprennent à se taire. À ne pas se rassembler. À ne pas se transmettre ce qu’elles savaient. Et même, au final, à se dénoncer entre elles, par peur.

Cette peur-là, elle est dans nos corps. Elle est ancestrale. Tu ne l’as pas inventée.

3. La compétition organisée d’aujourd’hui

En 2026, on continue. Autrement.

Les médias nous mettent en compétition : qui est la plus belle, la plus performante, la meilleure mère, la meilleure entrepreneur. Les réseaux sociaux nous montrent en permanence qu’on n’est pas assez. Et depuis 2020, certains mouvements érigent en idéologie la haine des femmes, partout dans le monde.

La méthode est connue. C’est une méthode de pouvoir. Diviser pour mieux régner. Et ça marche tant qu’on y croit.


Ta sensibilité n’est pas un défaut, c’est une intelligence

Voilà ce que je veux te dire, parce que personne ne te l’a probablement dit assez clairement.

Tu es une femme hypersensible dans un monde qui a oublié comment honorer qui tu es. Ce que tu vis dans ton corps, ce n’est pas un dysfonctionnement. C’est une intelligence. Et aujourd’hui, les neurosciences le savent.

L’hyperperception : un trait neurologique réel

Les femmes hypersensibles ont un système nerveux qui détecte les micro-signaux avant tout le monde. C’est ce qu’on appelle l’hyperperception. C’est un trait neurologique présent chez environ 20 % de la population.

Concrètement, ça veut dire :

  • Ton cerveau capte des informations que les autres ignorent
  • Ton corps sent les tensions avant qu’elles soient exprimées
  • Tu sais avant qu’on t’explique

Pendant des siècles, on a appelé ça « l’intuition féminine », et on l’a bien dénigrée au passage. Aujourd’hui, on commence enfin à la nommer pour ce qu’elle est : une compétence neurologique rare et précieuse.

C’est un don. Beaucoup nous l’envient. Mais on t’a fait croire que c’était un poids.

Ta nature cyclique, on te l’a volée

Tu es une femme. Ton corps suit un cycle. Ce n’est pas linéaire, c’est cyclique. Quatre saisons par mois. Quatre énergies différentes. Quatre versions de toi.

Et on t’a appris à fonctionner comme un homme : tous les jours pareil, productive en continu, stable, prévisible. Pourquoi a-t-on traité les femmes d’hystériques pendant des siècles ? Parce qu’on ne savait pas quoi faire de ce qui ne rentrait pas dans la case.

Quand tu respectes ton cycle, tu cesses de te battre contre toi-même. Tu arrêtes de te demander pourquoi tu pleures un jour et pourquoi le lendemain, tu es capable de déplacer des montagnes. Tu sais. Donc tu planifies. Et même si tu ne planifies pas, tu comprends.

Un cycle, c’est 28 jours. Chaque mois, tu traverses quatre saisons. Ce n’est pas une faiblesse. C’est ton pouvoir.


On ne se relève pas seules

J’ai cru pendant longtemps que pour sortir des schémas toxiques, je ne pouvais compter que sur moi-même. J’avais essayé de demander de l’aide, à ma famille, à mes amis, à des personnes que je pensais être mes amies, et je me retrouvais toujours seule. Compliquée. Dépressive. C’était toujours moi le problème.

Alors j’ai cru qu’il suffisait de me plier. De me taire. De faire ce qu’on attendait de moi.

Mais plus je pliais, plus on m’enfonçait. Au travail comme dans le privé.

Tu as peut-être remarqué ça aussi : quand tu as un problème, certaines personnes sont étrangement contentes autour de toi. Ça les sort de leur misère à elles. Et quand tu brilles, elles sont encore moins à l’aise, parce que ta lumière les éblouit.

Un jour, j’ai décidé d’aller vers d’autres femmes. Pas n’importe lesquelles. Celles qui savaient. Celles qui transmettaient la sagesse ancestrale féminine. J’ai commencé par le chamanisme, la médiumnité, les Moon Mothers, les cercles. Et aujourd’hui, c’est à mon tour de transmettre.

Voilà ce que j’ai appris : on ne se relève pas seules.

On se relève quand une autre femme nous regarde et dit « moi aussi ». Quand une plus âgée nous transmet ce qu’elle a appris. Quand un cercle se forme et qu’on y dépose ce qu’on portait. Quand nos cycles, nos intuitions, nos sensibilités cessent d’être des défauts à corriger et redeviennent des boussoles.

C’est à ce moment-là qu’on peut commencer à vivre. À faire des choix qui nous concernent. À habiter sa vie, vraiment.


Un rituel simple de nouvelle lune pour semer une intention

Puisque c’est la nouvelle lune et qu’on est dans l’énergie des graines invisibles, je te propose quelque chose à faire ce soir, ou quand tu auras fini de lire cet article. Au calme. Trois choses simples.

1. Une bougie

Allume une bougie. Une seule. Dans une pièce calme. Le soir, juste avant de dormir. Pas besoin de rituel élaboré. Juste une flamme.

2. Une question, trois mots

Prends un stylo et pose-toi cette question :

Qu’est-ce que je veux semer en moi ce mois-ci ?

Pas un objectif. Pas un plan. Pas de complication. Juste une intention. Un mot. Trois mots maximum.

Ça peut être : Retrouver mon sommeil. Me faire confiance. Oser parler à une autre femme. Poser une limite. Respirer.

Écris ça sans juger. Sans te demander si c’est possible. Sans te dire « de toute façon, dans ma situation actuelle, je ne peux pas ». Tu connais cette voix, celle qui dit « ça ira mieux quand j’aurai changé de travail, quand j’aurai rencontré quelqu’un, quand j’aurai déménagé, quand les enfants seront grands, quand je serai sortie de ce divorce ». Ne l’écoute pas ce soir.

3. Souffler la bougie

Souffle ta bougie en posant ton intention dans le silence. C’est tout.

La nouvelle lune va faire son travail. Dans le noir. Dans l’invisible. Comme les graines qui germent dans le sol gelé de l’hiver.

Dans deux semaines, à la pleine lune, tu verras ce qui aura germé. Peut-être juste une idée. Peut-être un article croisé. Une émission entendue. Une phrase glanée dans une conversation. Quelqu’un qui t’aura tendu une perche au bon moment.

Ce ne sont pas des coïncidences. C’est de la synchronicité. Et ça se met en place quand tu commences à poser ton intention, même en trois mots sur un papier.


Ce que ce podcast devient à partir d’aujourd’hui

Un manifeste qui n’ouvre aucune porte, c’est juste un beau discours. Alors voilà ce que j’ouvre concrètement.

Un cercle privé sur Facebook

J’ai créé un groupe privé Facebook : Elles & la Lune – Retrouver la paix après le chaos. C’est gratuit. C’est un sanctuaire. Tu y trouveras des transmissions, des questions, des femmes qui parlent la même langue.

Tu n’es pas obligée de parler. Tu peux juste poser une lune en commentaire. Un signe pour dire « je suis là avec vous ». Même si pour le moment, tu n’as pas envie d’écrire. C’est tout ce qui est demandé.

La cohorte de juin du Parcours de l’Enchanteresse

J’ai aussi ouvert la cohorte de juin du Parcours de l’Enchanteresse. C’est mon accompagnement individuel sur 4 semaines, en ligne, avec un suivi WhatsApp personnalisé.

Il est pensé pour les femmes hypersensibles qui veulent apaiser leurs angoisses, les peurs du lendemain, les angoisses nocturnes, les cogitations qui ne lâchent pas, et retrouver leur ancrage. Comprendre comment fonctionne leur système nerveux. Leur cycle féminin. Et surtout : arrêter de marcher seules.

Pour cette cohorte, j’ai créé 8 places. Pas une de plus. Parce que je veux pouvoir offrir un vrai suivi individuel sur WhatsApp pendant les 4 semaines.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 mai. Tu peux aussi simplement réserver un appel découverte gratuit de 20 minutes pour qu’on regarde ensemble si c’est aligné pour toi. Sans engagement.


Pour aller plus loin


FAQ – Hypersensibilité, isolement et reconstruction féminine

Pourquoi est-ce que je me sens si seule alors que j’ai des proches autour de moi ?

L’isolement ne se mesure pas au nombre de personnes autour de toi. Il se mesure à ce que tu peux déposer auprès d’elles. Si tu n’as personne à qui dire tes vraies pensées de 3h du matin, sans être jugée ou minimisée, tu es seule, même si ton agenda est plein. C’est particulièrement vrai après une relation toxique : l’emprise a souvent coupé les liens authentiques, et même quand la relation est finie, les liens ne se rétablissent pas tout seuls. Le travail consiste à reconstruire des espaces où ta parole est entendue, et c’est ce que permettent les cercles de femmes et les accompagnements ciblés.

L’hypersensibilité, c’est vraiment une réalité neurologique ou c’est une mode ?

C’est une réalité documentée. On parle d’hyperperception ou de haute sensibilité (HSP, Highly Sensitive Person, terme de la psychologue Elaine Aron). Environ 20 % de la population présente ce trait. Concrètement, le système nerveux traite l’information plus profondément, détecte plus de micro-signaux dans l’environnement et active des réponses émotionnelles plus rapides. Ce n’est ni une maladie, ni une tendance Instagram : c’est une variation neurologique normale, qui devient un fardeau uniquement quand on ne sait pas la gérer ou qu’on évolue dans un environnement qui la rejette.

Pourquoi est-ce que mon mental continue à cogiter alors que la relation toxique est terminée depuis longtemps ?

Parce que ton mental et ton système nerveux n’ont pas reçu le message. Pendant la relation, ton corps a appris à rester en hypervigilance permanente pour anticiper le danger. Quand la relation prend fin, l’environnement change mais le système d’alerte interne, lui, continue de tourner. C’est pour ça que tu peux te sentir « en sécurité sur le papier » et dormir mal quand même. Il faut un travail spécifique pour apprendre au système nerveux que le danger est passé, c’est exactement l’objet du Parcours de l’Enchanteresse.

Qu’est-ce qu’on entend par « vivre selon son cycle féminin » ?

Le cycle féminin se découpe en quatre phases d’environ 7 jours, qu’on associe souvent aux quatre archétypes : la jeune fille (phase folliculaire, énergie d’élan), la mère (phase ovulatoire, énergie de don et de rayonnement), l’enchanteresse (phase prémenstruelle, énergie de tri et d’introspection) et la sorcière (phase menstruelle, énergie de retrait et de vision). Vivre selon son cycle, c’est apprendre à reconnaître dans quelle phase tu es, à respecter les besoins propres à chaque phase plutôt que de te forcer à être identique 28 jours par mois. Ça change radicalement le rapport à la fatigue, aux émotions, à la productivité et aux relations.

Le Parcours de l’Enchanteresse, c’est un programme en groupe ou un accompagnement individuel ?

C’est un accompagnement individuel sur 4 semaines, avec un suivi WhatsApp personnel du lundi au samedi. Tu n’es pas dans un groupe en visio avec d’autres femmes : tu as ton propre fil d’échange avec moi pour poser tes questions, déposer ce qui monte, recevoir des ajustements. Il y a aussi une plateforme avec des vidéos, des exercices, des méditations guidées et un workbook que tu gardes à vie. Pour préserver la qualité du suivi, je n’ouvre que 8 places par cohorte.

Comment savoir si je suis prête à m’engager dans ce travail maintenant ?

Tu es probablement prête si tu te reconnais dans trois choses : tu as compris intellectuellement ce que tu as vécu mais ton corps et ton mental ne suivent pas, tu en as marre d’attendre que « le temps fasse son travail » parce qu’il ne le fait pas, et tu sens que tu as besoin d’un cadre qui combine science (neurocoaching, hypnose, régulation du système nerveux) et profondeur (cycle féminin, archétypes, sororité). Si tu hésites, l’appel découverte gratuit de 20 minutes existe précisément pour qu’on regarde ensemble, sans engagement, si c’est le bon moment et le bon outil pour toi.


Si cet article a fait bouger quelque chose en toi, partage-le à une femme qui en a besoin. C’est comme ça que les cercles se forment. 🌙

Anouk Troillet, neurocoach et hypnothérapeute, fondatrice d’Elles & la Lune

Pour rejoindre le Parcours de l’Enchanteresse ou réserver un appel découverte gratuit : ellesetlalune.ch/retrouver-la-paix

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