Woman sits on a vintage brown suitcase in a busy train station, surrounded by blurred pedestrians rushing by.

Le déclic que tu attends n’arrivera jamais (et c’est une bonne nouvelle)

Article inspiré de l’épisode 101 du podcast Elles & la Lune — sur la phrase qu’on aurait dû te dire le lendemain du jour où il est parti.


« Quand la procédure sera finie, je pourrai enfin souffler »

« Quand la procédure sera finie, je pourrai enfin souffler »

C’est ce que je me suis dit pendant 19 ans, après être sortie d’une relation toxique.

19 ans entre le jour où j’ai mis mon ex-mari pervers narcissique à la porte et le jour où les dernières procédures se sont enfin terminées. 10 ans de mariage, 10 ans de divorce, 9 ans de procédures pour la liquidation du patrimoine.

Pendant tout ce temps, je me racontais une histoire. Toujours la même, sous des formes différentes :

  • Quand la procédure sera finie, je pourrai souffler.
  • Quand les enfants seront grands, je pourrai me reconstruire tranquille.
  • Quand je rencontrerai quelqu’un de bien, j’irai mieux.
  • Quand j’aurai changé de travail, ça ira.
  • Quand j’aurai déménagé, j’aurai la paix.

Tu connais cette voix. Probablement. C’est la voix qui dit que la solution est à l’extérieur. Qu’il faut juste tenir jusque-là. Qu’un jour, le monde s’alignera et tu pourras enfin respirer.

J’ai cru ça pendant 19 ans.

Et voilà ce que personne ne m’avait dit, ce que je veux te dire aujourd’hui, dans le 101ᵉ épisode du podcast : le déclic que tu attends, il n’arrivera jamais. Pas comme tu l’imagines.

Cette phrase pique. Mais elle libère. Et c’est exactement ce que j’aurais voulu qu’on me dise le lendemain du jour où il est parti.


Le piège du « je serai bien quand… »

Pendant ces 19 années, j’ai obtenu beaucoup de ce que j’attendais. Vraiment beaucoup.

Les procédures se sont terminées. Les enfants ont grandi, ils ont leur vie chacun de leur côté maintenant. J’ai changé de canton. J’ai rencontré mon compagnon actuel, qui est un homme bien, doux, présent. J’ai changé de travail.

Et tu sais quoi ?

Je continuais à cogiter la nuit.

Cette fameuse boule au ventre au réveil, elle était toujours là. Cette sensation qu’une poisse allait me tomber dessus, qu’il y aurait toujours un problème, que je devais rester vigilante. Quand je voulais faire quelque chose de nouveau, rencontrer quelqu’un, déménager, changer de job, d’énormes feux rouges clignotaient dans ma tête :

Stop ! Attends. Tu sais très bien que t’as jamais eu de chance. Ça n’a jamais fonctionné. Tu vas encore mal tomber. On va encore te faire du mal.

J’avais changé presque tout autour de moi. Et mon mental, lui, continuait exactement le même film.

C’est là que j’ai compris quelque chose qui m’a mis dix-neuf ans à venir, et que je te transmets en quelques lignes pour t’éviter le même chemin.

Ce n’est pas ta vie qui doit changer pour que tu ailles mieux. C’est toi qui dois aller mieux pour que ta vie change.

Et ça, personne ne te le dit. Parce que ça veut dire quelque chose de très dérangeant pour ton mental : tu n’as plus besoin d’attendre.


Le mensonge culturel du « le temps guérit tout »

On nous a répété ça depuis qu’on est petites : le temps guérit, le temps adoucit, le temps fait son œuvre.

Je vais être directe : c’est faux.

Le temps n’arrange rien si toi, à l’intérieur, tu ne changes rien.

J’en suis la preuve. Mes clientes en sont la preuve. Et je connais beaucoup trop de femmes qui ont laissé filer 10, 15, 20 ans à attendre que ça passe, et qui se sont réveillées un jour avec la même boule au ventre, la même hypervigilance, les mêmes ruminations, juste avec quelques rides en plus et moins d’énergie pour s’en occuper.

L’histoire qui m’a marquée

J’ai connu une jeune femme qui avait vécu quelque chose de dramatique : son fiancé, juste avant leur mariage à l’église, lui a annoncé qu’il en aimait une autre. Ils venaient d’acheter les costumes. Elle était enceinte. Son monde s’est effondré.

Lui s’est marié avec l’autre, a refait sa vie, a eu des enfants. Elle, je l’ai connue plusieurs années plus tard. Elle avait 32-34 ans à l’époque. Elle ne rencontrait personne « parce que personne n’arrivait à la hauteur ». Elle parlait toujours de l’autre femme comme de celle qui avait fait les mauvaises choses, jamais de lui.

Elle est restée au moins 15 ans à gâcher sa vie. Par colère. Par fidélité à sa propre blessure.

15 ans des plus belles années d’une vie. Pour rien.

Je ne te raconte pas ça pour te faire la morale. Je te le raconte parce que je l’ai vue de mes propres yeux. Et parce que c’est exactement ce qui se passe quand on attend que la blessure se cicatrise toute seule. Elle ne se cicatrise pas. Elle te bouffe.


Ce n’est pas ta vie, c’est ton mental

Voilà ce que j’ai fini par comprendre.

Le problème n’est pas dans ta vie extérieure. Le problème, c’est ton mental qui ne sait plus s’arrêter. C’est ton système nerveux qui reste en alerte 24h/24. Et tant que ça ne change pas à l’intérieur, peu importe ce qui change à l’extérieur.

Tu peux tout changer et continuer à cogiter

Je me souviens d’une chose que j’ai mis du temps à comprendre. J’ai toujours adoré voyager. J’ai travaillé chez Swissair avant d’avoir mes enfants, et je les emmenais à l’autre bout du monde. J’étais surexcitée à la réservation. Je me réjouissais comme une folle.

Et une fois sur place ? Un monstre blues.

Mes enfants jouaient, s’amusaient. Le jour, ça allait. Mais à 20h30, retour au bungalow. Eux fatigués. Moi seule. Toute seule, à l’autre bout du monde, avec exactement le même mental qu’à la maison.

J’avais changé de continent. Mais j’avais emmené mon hypervigilance dans la valise.

Tu peux déménager, voyager, changer de job, rencontrer l’homme le plus doux du monde. Si ton mental reste en hypervigilance, dans le contrôle, tu vas guetter le moindre signe de danger. Et tu vas même en créer.

Ton mental est un excellent inventeur de tigres

Notre cerveau ne fait pas la différence entre l’imaginaire et le réel.

Quand tu as ces angoisses nocturnes, ces sueurs, ce cœur qui palpite, ce ventre qui se serre, cette gorge qui se ferme, ton corps réagit comme s’il y avait un tigre devant toi. Sauf qu’il n’y a pas de tigre. Il y a juste ton mental qui en a inventé un.

Petite démonstration : pense à croquer dans un citron. Sens la chair acide qui éclate sous tes dents. Tu salives, non ? Pourtant, il n’y a pas de citron.

Ton mental crée des signaux de danger même quand il n’y en a pas. Et plus tu y crois, plus tu nourris le système. C’est une boucle.

Le problème n’est pas dehors. Il est dans la machine qui regarde dehors.


Ce qui retient vraiment les femmes hypersensibles

Si c’est si simple à comprendre, pourquoi est-ce qu’on attend quand même ? Pourquoi on ne commence pas tout de suite ?

Parce que ton mental te raconte une histoire très convaincante. Et cette histoire, elle te protège, à sa manière.

Tu te dis peut-être :

  • Je n’ai pas le temps.
  • Je n’ai pas l’argent.
  • Je devrais m’en sortir seule, quand même.
  • Je suis trop abîmée pour que ça marche.
  • De toute façon, je n’ai jamais eu de chance.
  • Et si j’étais l’élève qui échoue ?

Derrière ces phrases, il y a une peur très ancienne : la peur que même si tu fais tout bien, ça ne marche pas — et que ça prouve définitivement que tu es cassée.

Cette peur n’est pas la tienne. Elle est ancestrale.

On a appris ça aux femmes pendant des siècles. La chasse aux sorcières n’était pas un détail historique : on a brûlé celles qui savaient, et on a transmis la peur aux autres. Pas par la flamme aujourd’hui, mais par les conjoints, les ex, les remarques, les regards, parfois les féminicides qu’on minimise comme s’ils étaient un fait divers.

Ces peurs ancestrales, « une femme est faible, une femme subit, une femme doit plaire à son homme pour être en sécurité », sont des conneries. Mais en attendant, elles tournent dans ta tête. Alors tu ne fais rien. Tu attends. Tu espères que ça se règle tout seul.

Pendant ce temps, les mois passent. Les années passent.


« Mais je ne peux pas, j’ai mes enfants »

Si tu me dis ça, je vais te répondre cash : c’est l’excuse que j’ai le plus entendue. Et c’est une connerie. Pardon, mais c’est une connerie.

Tu es une femme. Vis ta vie de femme. Tes enfants seront heureux que tu sois heureuse.

Je vais te raconter quelque chose. Quand mon fils avait 6 ou 7 ans, je l’emmenais chez une psy parce que son père était en train de le détruire, au point qu’il ne supportait plus l’autorité féminine, ni à l’école, ni à la maison, à 6 ans.

Un soir, en allant le border dans son lit, il m’a dit :

« Maman, j’aimerais bien que tu rencontres un monsieur. J’en ai marre d’être le seul homme de la maison. »

J’en ai parlé à la psy. Elle m’a dit : « Votre fils est très lucide. »

Ce jour-là, j’ai compris à quel point on charge nos petits garçons avec cette idée patriarcale qu’ils doivent être « l’homme de la maison », combien de fois on entend ça pour consoler un petit ? « Tu es l’homme maintenant, prends soin de ta sœur, prends soin de ta maman. » Quelle bêtise.

Les enfants sont heureux quand tu es heureuse. Quand tu retrouves une stabilité. Que tu sois célibataire heureuse ou en couple. Le reste, c’est de l’auto-sabotage culturel.


Ce qui change quand tu décides d’arrêter d’attendre

Quand tu décides de t’occuper de ton mental, même si ta vie n’est pas comme tu voudrais qu’elle soit, voilà ce qui change. Concrètement.

Tu te réveilles sans la boule au ventre. Pas parce que tout est réglé, mais parce que ton corps a compris qu’il n’a plus besoin d’être en alerte 24h/24. Et de toute façon, jamais rien n’est réglé définitivement, la vie ne fonctionne pas comme ça.

Tu passes une soirée entière sans cogiter. Tu regardes un film en entier. Tu lis un livre. Ton cerveau ne part pas en vrille toutes les trois minutes. (Si tu te reconnais dans ces films dont tu as vu uniquement le générique de début et celui de fin parce que tu cogitais entre les deux, moi aussi.)

Tu dors vraiment. Pas ce demi-sommeil où tu te réveilles en sursaut à 3h du matin avec dix idées dans la tête. Du vrai sommeil. Récupérateur.

Tu sais dire non. Sans culpabiliser. Sans te sentir méchante. Juste parce que c’est clair pour toi. Et tu te rends compte que « méchante », c’est un mot que les autres mettent sur toi pour que tu reviennes dans le moule.

Tu repères vite les signaux toxiques. Pas parce que tu es parano cette fois-ci, mais parce que ton radar interne est recalibré. Tu n’as plus cette sirène qui hurle en permanence et qui t’empêche de sentir les vrais signaux. Tu sais. Et tu fais confiance à ce que tu sais.

Tu es ta propre alliée. Tu n’as plus peur de tes propres pensées. Tu ne te dis plus « je suis folle de cogiter autant ». Tu comprends ce qui se passe en toi. Tu sais comment apaiser ce qui s’active. Tu te fais confiance.

Tout ça n’exige pas que ta vie soit parfaite. Une vie parfaite, ça n’existe que dans les films et dans les livres. Ça demande juste que tu apprennes à gérer ton mental, à apaiser ton système nerveux, à apprendre à ton corps qu’il n’est plus en danger.

Et ça, ça peut se faire en 4 semaines. Pas en 19 ans comme moi.


Le Parcours de l’Enchanteresse : ce que j’ai créé pour t’éviter mon chemin

Toutes ces années de galère, j’en ai fait quelque chose. J’ai testé le chamanisme, la méditation, la médiumnité, l’hypnose, mille techniques, parce que je voulais vraiment m’en sortir. Je suis aujourd’hui certifiée en hypnose elmanienne et en neurocoaching.

J’ai mis tout ça dans un accompagnement de 4 semaines que j’ai appelé le Parcours de l’Enchanteresse.

Il est pensé pour les femmes comme toi. Comme moi. Sorties d’une relation toxique, mais dont le mental n’a pas encore reçu le message, et n’a pas transmis à ton corps que le danger est passé.

Ce qu’il y a dedans

  • 4 modules vidéo avec une compréhension claire de ce que tu vis (système nerveux, hypervigilance, mécanismes de survie, cycle féminin)
  • Des mini-exercices pensés pour t’apporter quelque chose de concret, pas pour remplir
  • 2 séances d’hypnose et méditation guidée (en option, je sais qu’on n’y est pas toujours quand le mental tourne en boucle)
  • Un exercice SOS anti-stress que tu peux faire au bureau, en voiture, partout
  • Un workbook avec des pages d’intégration que tu gardes
  • Un suivi WhatsApp personnel du lundi au samedi pendant les 4 semaines (parce que je ne veux pas te laisser seule avec ce qui monte)
  • L’accès à une communauté privée sur la plateforme, et au groupe Facebook Elles & la Lune – Retrouver la paix après le chaos
  • L’ebook Quand la nuit tombe en bonus immédiat à l’inscription (ressource pour les nuits difficiles)

Le prix de cette cohorte

Pour les 8 premières inscrites, le tarif de lancement est de 367 CHF. Au-delà, le tarif passe à 467 CHF et l’accompagnement se fait uniquement via la communauté (plus le suivi WhatsApp individuel).

Je limite à 8 places parce que je veux pouvoir t’accompagner vraiment, pas avec 50 femmes en même temps.


La vraie question

Je vais finir avec une question pour toi.

Est-ce que tu vas encore attendre que tout soit réglé autour de toi pour commencer à aller mieux ? Ou est-ce que tu décides que maintenant, c’est le bon moment ?

Parce que la vérité, c’est que le déclic n’arrivera jamais si tu continues à attendre qu’il vienne de l’extérieur. Le déclic, c’est toi qui le crées. En décidant que tu en vaux la peine. Maintenant.

Tu as déjà assez perdu de temps. Je peux te le dire, j’en ai perdu 19.

Le lien pour rejoindre le Parcours de l’Enchanteresse est ici. Si tu préfères en parler avant de t’engager, réserve un appel découverte gratuit de 20 minutes. Je réponds personnellement.


Pour aller plus loin


FAQ – Reconstruction après une relation toxique

Combien de temps faut-il vraiment pour aller mieux après une relation toxique ?

Cela dépend de ce qu’on appelle « aller mieux ». Sortir physiquement, c’est parfois rapide. Mais le système nerveux, lui, peut rester en hypervigilance pendant des années si on ne fait rien pour le rééduquer. La bonne nouvelle, c’est que le travail spécifique sur le mental et le corps peut donner des résultats tangibles en quelques semaines, pas en années. La durée n’est pas le facteur clé : c’est la méthode qui change tout. Une thérapie verbale seule peut s’étirer sur des années sans apaiser les ruminations. Une approche qui combine compréhension, régulation du système nerveux et hypnose travaille beaucoup plus directement.

Pourquoi est-ce que mon mental cogite la nuit alors que la journée tout va bien ?

Parce que la journée, ton mental est occupé par les tâches, les interactions, les écrans. Il n’a pas la bande passante pour ressasser. La nuit, dans le calme, ton système nerveux qui est resté en alerte revient au premier plan. C’est exactement comme un fond sonore qui devient assourdissant dès que tu coupes la musique. Les cogitations nocturnes sont le signal que ton système nerveux n’a pas encore intégré que la tempête est passée. C’est cela qu’on travaille spécifiquement, pas la pensée elle-même, mais ce qui la déclenche.

Est-ce que je peux commencer un travail sur moi même si ma situation extérieure n’est pas réglée ?

Oui, et c’est même précisément le bon moment. Attendre que tout soit réglé pour commencer, c’est repousser indéfiniment. Les procédures, les ex-conjoints, les questions d’argent, de garde, de logement, tout cela peut traîner pendant des années. Ton mental et ton corps, eux, peuvent commencer à se réguler dès maintenant. Et plus tu te réguleras tôt, mieux tu géreras justement les situations extérieures qui ne sont pas réglées. C’est exactement l’inverse de ce qu’on croit.

Quelle est la différence entre une thérapie classique et le neurocoaching avec hypnose ?

Une thérapie classique travaille principalement par la parole et la conscience. Elle est précieuse pour comprendre, nommer, mettre des mots. Le neurocoaching et l’hypnose travaillent en plus directement sur le système nerveux et l’inconscient, donc sur la mécanique qui produit les ruminations, l’hypervigilance, les peurs nocturnes. Quand on a déjà compris intellectuellement ce qu’on a vécu mais que le corps ne suit pas, c’est qu’il faut travailler en dessous du verbal. C’est la spécificité de cette approche.

Est-ce que mes enfants vont être perturbés si je me reconstruis pendant qu’ils sont jeunes ?

Les enfants ne sont pas perturbés par une mère qui se reconstruit. Ils sont perturbés par une mère absente d’elle-même, en hypervigilance permanente, qui marche sur des œufs ou qui s’oublie. Quand tu retrouves ta stabilité intérieure, tes enfants reçoivent un message immense : il est possible de traverser quelque chose de difficile et d’en sortir entière. C’est probablement le plus beau cadeau que tu puisses leur faire. Attendre qu’ils soient grands pour t’occuper de toi est l’un des pièges culturels les plus coûteux pour les femmes, j’en parle parce que c’est exactement ce que je me suis dit, et je l’ai payé cher.

Comment savoir si je suis prête à investir dans un accompagnement maintenant ?

Tu es prête si trois choses sont vraies : tu en as marre d’attendre, tu sens que ce que tu fais déjà ne suffit pas, et tu es prête à investir un peu de temps chaque semaine pendant 4 semaines (pas des heures par jour). Si tu hésites sur le moment, l’appel découverte gratuit de 20 minutes existe pour ça, on regarde ensemble, sans engagement, si c’est aligné. Le seul vrai mauvais moment, c’est de continuer à attendre indéfiniment qu’un déclic extérieur arrive. Il n’arrivera pas.


Si cet article résonne, partage-le à une amie qui attend depuis trop longtemps que le temps fasse son travail. 🌙

Anouk Troillet, neurocoach et hypnothérapeute, fondatrice d’Elles & la Lune

Pour rejoindre le Parcours de l’Enchanteresse ou réserver un appel découverte gratuit : ellesetlalune.ch/retrouver-la-paix

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